Duras 3: Les chambres noires

Maurice Darmon

Le cinéma de Marguerite Duras (III)
Les chambres noires


ÉPUISÉ EN VENTE ISOLÉE
DISPONIBLE UNIQUEMENT
EN COLLECTION COMPLÈTE.

  Après la situation extrême de Son nom de Venise dans Calcutta désert, Marguerite Duras éprouve la nécessité de renouer avec les acteurs, la narration et le dialogue. D'où ce recours à d'anciens textes écrits en 1965: Des journées entières dans les arbres (à partir d'une nouvelle de 1954) et Suzanna Andler, d'où elle tire le scénario de Baxter Véra Baxter. Dans des huis clos intimes — un appartement, un dancing, une maison de villégiature — elle anime des femmes, des conflits de paroles, de corps et de silences tendus en réalité par le colonialisme, la condition féminine, la prostitution, les oppositions de classe et l'argent. Après cet apparent détour, c'est au sein de sa propre maison qu'elle repart à l'assaut du cinéma: celle-là même qui, dans Nathalie Granger, a donné naissance à Gérard Depardieu, devenu la star virtuose emblématique de la force vitale, le cloue sur une chaise et  l'amène à lire un texte, tandis qu'un camion bleu sans visible présence humaine sillonne la région parisienne, ses déserts, ses friches, ses routes, ses trains et ses spectres.

  Un livret de 104 pages, 34 illustrations, 13 euros.

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